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la résistance à l’eau implique de faire travailler davantage les muscles.

 
     
     
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
     
 

 

 
 

Le virage Dos

 
 

   Dès que la distance de course est supérieure à la longueur de la piscine (et ça arrive souvent), le nageur doit effectuer un virage. Ce geste technique mérite d'être travaillé. Il peut représenter un avantage chronométrique s'il est bien exécuté. Le virage en Dos est particulièrement technique et délicat à bien executer : pas mal de technique, beaucoup d'entrainement, et un peu de feeling... Explications...

 
     
 

Vive les virages
   Un virage parfaitement exécuté entraîne, pour deux raisons, un gain de temps significatif.

   La première est en relation avec la possibilité pour le nageur de se servir d'appuis solides lui permettant de se donner pendant un certain temps, une vitesse supérieure à sa vitesse de nage.

   La seconde est due au fait que, grâce au virage, le centre de gravité du nageur s'arrête à une certaine distance du mur et lui permet de parcourir une distance totale plus courte. Cette dernière est en relation avec les caractéristiques anthropométriques du sujet. Plus le nageur est grand et plus long sont ses segments, plus il pourra tirer un avantage du virage.

 
 



   Néanmoins les sujets plus petits pourront compenser le désavantage lié à leur taille par une plus grande rapidité d'exécution (la vitesse de rotation augmente quand le rayon de rotation diminue). Ces éléments associés permettent un gain chronométrique (on va plus vite en bassin de 25 mètres qu'en bassin Olympique) à la condition qu'une maîtrise technique compense la rupture de rythme dans la nage et que les problèmes respiratoires soient suffisamment résolus.

   Le nageur doit profiter au maximum de la coulée. Pour celà, elle doit être assez profonde et doit se traduire par des ondulations type «Dauphins». De plus, le nageur n'effectue pas de vrille lors de la poussée. C'est la seule chose qui différencie
la culbute en crawl et en dos.



Une nouvelle réglementation depuis 1991
   Avant le 4 mars 1991, il était nécessaire que le nageur reste sur le dos à l'approche du virage et ce jusqu'au moment où il touche avec la partie la plus avancée du corps, un des bras en général. Avant 1920, la technique du virage dos consistait à réaliser un retournement simple. Puis dans les années 30, trois techniques de virage s'opposèrent: le virage japonais utilisé par le champion Olympique Kiyokawa, le virage hollandais et le virage «Kiefer» du nom d'un américain vainqueur des Jeux de Berlin. Si les deux premières techniques utilisaient un retournement plus ou moins en surface, la troisième était une technique plongeante dite en culbute qui préfigurait des évolutions de ces dernières années.

   Néanmoins, les nageurs utilisèrent plus régulièrement le virage dos classique.
Il consistait à réaliser une translation horizontale (plus ou moins aérienne) en restant sur le dos à partir d'un appui de la main sur le mur vertical.
   La technique avec une translation du corps plus en surface avait été popularisée et qualifiée de virage en «savonnette» par le champion Olympique de 1976 John Naber. Peu avant 1990, les nageurs initièrent une nouvelle technique appelée «crossover turn».

   Cette innovation qui permettait de réaliser une culbute tout en restant à la limite de la règle, fut très certainement à l'origine d'un Changement du règlement en 1991. En effet, les difficultés de jugement étaient telles que l'on autorisa le passage sur le ventre avant de déclencher la rotation et la possibilité de toucher le mur avec n'importe quelle partie du corps. En fait cette modification réglementaire confirmait pour la nage du dos celle qui avait été faite pour la nage libre en 1963, supprimant la nécessité de toucher le mur avec la main lors de la culbute.

   On peut ainsi se rendre compte que le règlement reste le produit d'un compromis entre plusieurs facteurs modulateurs parmi lesquels figurent les innovations techniques des nageurs eux-mêmes. Le règlement reste donc en perpétuelle évolution. Depuis les Championnats du monde de Rome en août 1994, le Congrès Technique Natation de la FINA a modifié et adopté les règlements techniques concernant le virage dos pour une mise en application dès le 30 octobre 1994. Elles sont résumées dans les troix hapitres suivants:


Les points de règlement

SW 6.2.

   Au signal de départ et après le virage, le nageur doit se repousser du mur et nager sur le dos. Il doit être sur le dos pendant toute la course. Il doit être sur son dos à chaque instant sauf lors d'un virage. La position normale sur le dos peut inclure un mouvement de roulis du corps inférieur à 90 degrés par rapport à l'horizontale. La position de la tête n'importe pas.

SW 6.3.

   Une partie quelconque du corps du nageur doit couper la surface de l'eau pendant toute la course. Il est cependant permis que le nageur soit complètement immergé pendant le virage et sur une distance de 15 mètres au plus après le départ et le virage. A ce moment là, la tête doit être sortie de l'eau. la règle FR 2.9. précise que des repères sont placés sur les deux cotés de la piscine et là où c'est possible sur chaque ligne d'eau, à 15 mètres de chaque mur d'extrémité.

SW 6.4.

   A l'approche du mur, le nageur peut se mettre en position ventrale. Une fois que le corps a quitté la position sur le dos, il doit y avoir ni mouvement de jambes, ni mouvernent de bras qui viennent s'ajouter à l'action de virer.
Par un mouvement de bras ou des deux bras, le nageur peut effectuer son virage.
Le nageur doit être revenu à une position sur le dos lorsqu'il quitte le mur.
Lors du virage, il faut qu'une partie quelconque du corps du nageur touche le mur.



   Pour terminer cette partie législative, ajoutons le chapitre SW6.5 du même règlement, à savoir que ces modalités réglementaires ne s'appliquent qu'au virage dos/dos. C'est-à-dire que lors du virage de dos à brasse dans une épreuve de quatre nages, le nageur doit toucher le mur en restant sur le dos puisqu'il faut considérer que le parcours de dos se termine et reste donc soumis à la règle de l'arrivée.


Qu'es-ce qu'on gagne ?

   Une étude de Perry (1991) a estimé que la nouvelle réglementation donne un avantage de 5 dixièmes de seconde pour chaque virage par rapport à l'ancien virage. L'étude de Hanley a montré qu'il y avait un gain de 18 centièmes entre le virage type «crossover» et le nouveau virage appelé «rollover turn».

   C'est cette dernière technique que nous allons développer. Nous décrirons chronologiquement les différentes phases :

l'approche du mur,
la rotation,
la coulée et
la reprise de nage.


L'approche

   Comme dans tous les virages, il est essentiel de conserver sa vitesse à l'approche du mur. Afin d'anticiper au mieux le retournement sur le ventre et la rotation, l'utilisation de repères visuels indirects par rapport à l'axe de déplacement sera déterminante.

   Ainsi, pour éviter de se retourner et déséquilibrer la nage, le nageur déclenche son virage en prenant en compte le nombre de cydes de bras réalisés après le passage de la tête sous les drapeaux. Ceux-ci sont toujours situés à une distance de cinq mètres du mur et à une hauteur de 1 m 80 au dessus du niveau de l'eau et ce quelle que soit le type de piscine. D'une façon générale, un nageur expert réalise trois à cinq coups de bras après les banderoles de dos situées à cinq mètres du mur.

   La rotation du corps démarre lorsque la tête se tourne autour de l'axe du corps afin de déclencher le passage du dos sur le ventre (figure 3a). Si le passage sur le ventre s'effectue sur le flanc droit, le bras droit poursuit son action motrice et s'arrête lorsqu'il est le long du corps (figure 3b). Il convient d'effectuer le retour du bras gauche comme si c'était un retour de bras en crawl. Avant que le bras droit termine son action motrice, celle du bras gauche doit débuter alors que le nageur atteint en même temps la position ventrale (figure 3c). A la fin de la rotation, le bras gauche vient rejoindre naturellement l'autre bras le long du corps (figure 3d).

 
 

Schémas des étapes

 
 

Le Grab-Start
   Lors de la position de départ, les pieds avec les orteils agrippés à l'avant du plot peuvent être placés serrés ou écartés à la largeur des hanches comme le préfère le nageur. Si les pieds sont réunis, le nageur attrape l'avant du plot avec les mains à l'extérieur des pieds. Si les pieds sont écartés, le nageur saisit le plot entre ses pieds.

   Le poids du corps doit ensuite être placé sur l' avant des pieds et non sur les talons. La tête reste baissée jusqu'au signal de départ (figure 1 a). Au signal du départ, le nageur tire le plot avec les bras vers le haut pendant que sa tête se redresse rapidement (figure 1. b).

   Ce mouvement de traction des bras provoque la bascule vers l' avant et permet de se retrouver dans une position pour une extension puissante des jambes orientées vers l'avant mais aussi légèrement vers le haut. Les bras sont alors protettés vers l'avant avec les mains placées l'une surt l'autre, le regard restant fixé vers l'avant (figure 1.c).

 
 

 
     Conseil : il faut éviter de mettre la tête trop vite en extension avant le start et tirer trop fort sur le plot avec les bras. L'extension de la t^tte doit se faire dans le même tempo que la traction des bras.  
     
 

Le Track-Start
   Cette technique est de plus en plus utilisée car elle permet au nageur d'avoir une trajectoire plus aérienne et de pouvoir mieux correspondre aux reprises de nage plus profonde qui sont actuellement préconisées dans certaines spécialités comme la brasse ou le papillon.

   Le nageur place un pied à l'avant du plot, orteils agrippés, pendant que l'autre pied se place en arrière. Les deux mains agrippent l'avant du plot, le pied avant se situant entre celles-ci (figure 2. a). Au signal sonore, le nageur réalise une traction des deux bras pour déplacer le centre de gravité vers l'avant et basculer pendant que la tête se redresse simultanément (figure 2. b). Sur la poussée des jambes, les bras sont ensuite ramenés rapidement vers l'avant, les mains l'une sur l'autre et le regard orienté vers l'avant (figure 2. c).

 
 

 
 

   CONSEILS: Il faut éviter de se mettre en place trop lentement et d'avoir une impulsion trop dirigée vers le haut. Lors du maintien de la position au départ, il faut placer son centre de gravité au dessus du pied avant. Actuellement, certains entraineurs américains préconisent de placer son centre de gravité au dessus du pied arrière afin d'associer de façon plus importante la traction des bras à la poussée des jambes. Les bras sont ensuite ramenés par un mouvement circulaire au dessus des épaules comme lors d'un retour des bras en papillon. Cette technique particulière dont les avantages sont encore à démontrer s'appelle le "slingshottrack-start".

 
 

L'entrée dans l'eau
   Quelle que soit la position prise au moment du départ, la trajectoire du corps épousera une parabole qui ne peut plus être modifiée. Au sommet de la parabole, la nageur alors en pleine extension (figure 3. a) mais avec les bras orientés vers le point d'entrée doit légèrement casser le corps afin d'épouser la parabole de chute. C'est un plongeon piqué et non plus à plat comme on le préconisait auparavant qu'il faut réaliser (figure 3. b).

   Dans les années 80, les nageurs soviétiques réalisaient même un groupé des jambes pour favoriser ce plongeon piqué. Langle le plus favorable du corps avec la surface de l'eau à l'entrée se situe entre 30 et 40°. A l'entrée dans l'eau, toutes les parties du corps doivent passer dans le même trou fait par les mains. Pour ce faire, les jambes doivent remonter vers le haut pour que le corps rentre finalement dans une position convexe ou cambrée (figure 3. c) plus favorable en vue de transformer la composante verticale de la vitesse initiale du nageur en vitesse horizontale.

   C'est ici le principe de Bernouilli que le nageur doit exploiter. A l'entrée dans l'eau, il doit minimiser la résistance à l'avancement (force de traînée dirigée dans le sens opposé au déplacernent) et optimiser la composante de sustentation (force de portance perpendiculaire à la traînée).

   Cette dernière peut devenir propulsive par le jeu des pressions et des dépressions créées par les différences de vitesse, d'écoulement de l'eau au dessus et en dessous du corps. Pour se faire, le nageur doit être en position convexe afin de se créer des zones de haute pression sous le corps et des zones de basse pression au dessus du corps.

   A l'inverse une forme concave ou cassée du corps oriente la force de portance dans un sens négatif et freine considérablement le nageur à l'entrée dans l'eau. C'est l'erreur souvent observée chez les nageurs débutants.

   Une action des jambes vers le bas de type dauphin associée à une orientation des mains vers le haut permet de se réorienter dans une direction horizontale (figure 3. d).

   Le timing de ces deux dernières actions qu'il faut combiner, varie en fonction du type de nage (pas recommandé en brasse), de la distance de course et de l'exploitation ou non de la coulée comme peuvent le faire aujourd'hui certains nageurs de papillon.

 
 

 
 

   CONSEILS : Imaginer que l'on doit faire passer dans un cerceau à l'entrée dans l'eau sans le toucher puis dans un tunnel convexe à l'eau.

 
     
 

La coulée
   Une position hydrodynamique doit être maintenue pendant toute la coulée jusqu'au moment où la vitesse de la coulée diminue et devient égale à la vitesse de nage.

   Reprendre sa nage trop tard, c'est gaspiller de l'énergie, la reprendre trop tôt, c'est perdre de la vitesse et être obligé de créer une accélération pour atteindre sa vitesse de nage.

 
 

 
 

   CONSEILS: Pendant la coulée, la tête doit être placée sous les épaules, les bras doivent être toniques et les mains placées l'une sur l'autre afin de minimiser les résistances à l'avancement.

 
     
  (source: Toute La Natation)  
 

 
     
     
 
 

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